Profilage, que dit la nouvelle réglementation RGPD ?

Le nouveau Règlement Général sur la Protection des Données est entré en vigueur le 25 mai dernier et fait écho à une volonté grandissante des utilisateurs de protéger leur vie privée et les informations qu’ils partagent. Cette nouvelle réglementation implique des contraintes pour les entreprises et toute autre entité qui effectue du traitement de données, qui devront désormais être plus regardantes quant aux activités de collecte et de traitement des informations personnelles. En matière de profilage, le RGPD l’autorise toujours mais a inclus certains changements quant à son utilisation.

Le profilage, à quoi ça sert ?

Le profilage est une technique utilisée par la plupart des entreprises qui permet de traiter et d’analyser les données collectées sur les clients pour en tirer des enseignements, en particulier lorsqu’il s’agit de prédire leurs comportements futurs tels que leurs choix mais aussi leur rendement professionnel ou leurs préférences. Cette analyse a ensuite pour objectif de pouvoir prendre des décisions adaptées à ces comportements. Une entreprise qui fait du profilage est donc une entreprise qui adapte ses actions en fonction des informations recueillies sur ses clients. C’est un outil puissant qui est au coeur de la problématique de la protection des données.

Le RGPD contient des clauses concernant le profilage. Même si celui-ci reste autorisé pour les entreprises, elles doivent désormais se conformer à certaines règles concernant son utilisation. Les individus qui font l’objet de profilage doivent maintenant en être informés et avoir le droit d’intervenir quant à cet outil, que ce soit pour exprimer leur opinion, contester les résultats ou demander des explications. Les personnes concernées doivent également avoir la possibilité de refuser de faire l’objet de cette démarche. En somme, l’utilisation du profilage doit être transparente pour les individus et ces derniers doivent avoir un droit de regard la concernant.